Courrier à la présidente du CASDIS : Budget du SDIS 83.

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        Madame la Présidente,

Le conseil d’administration du 20 juin a été l’occasion d’examiner le compte administratif 2018 de notre SDIS.

J’observe dans le rapport financier 2018 que le SDIS dégage un excédent cumulé après restes à réaliser de 11,5 millions d’€. L’épargne nette reste positive autorisant toujours des possibilités d’autofinancement. La capacité d’investissement du SDIS 83 est donc préservée et l’investissement encore bien présent pour 2019. La dette continue de baisser depuis 2015 : le taux de capacité de désendettement est évalué à 1,69 an. Pour comparaison, la loi fixe un seuil limite à 10 ans et critique à 12 ans et la DGFIP considère comme faible un taux inférieur à 3 ans. Tous ces efforts ont été réalisés par l’implication et la volonté de tous les personnels du SDIS 83.

Enfin, vous êtes en passe d’obtenir la fin du litige sur les contributions des communes. Il semble que sur les 6,5 millions d’€ dus, un peu plus de 4 millions d’€ vont être récupérés grâce au protocole transactionnel que vous proposez aux communes en contentieux avec notre établissement public.

Du côté du conseil départemental, la situation du compte administratif 2018 montre également des signes rassurants d’après les déclarations du président du Conseil Départemental lui-même. Le contrat de maîtrise des dépenses locales avecl’Etat a été respecté puisque les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 0,17% de 2017 à 2018. La capacité de désendettement est, quant à elle, passée à 3,8 ans.

La Cour des Comptes observe d’ailleurs dans son rapport d’exécution budgétaire des collectivités, sur demande du Parlement, publié le 23 juin, que toutes collectivités confondues, les dépenses de fonctionnement sont quasi-stables à + 0,4%.

Je constate donc qu’une marge de manœuvre financière se dégage finalement de ces budgets, en dépit de l’argument sur le contrat de maîtrise des dépenses locales , systématiquement exposé par notre direction lors de nos échanges ou à l’occasion des revendications que nous avons exprimées.

Face à ce constat, je vous demande avec insistance, comme j’ai eu l’occasion de le faire auprès du Directeur Départemental, de prioriser les futurs engagements financiers vers un recrutement conséquent d’emplois statutaires tant sapeurs- pompiers professionnels que personnels administratifs et techniques. Vous remarquerez que nous rejoignons en cela les revendications de la grève nationale débutée le 26 juin. L’augmentation de l’activité, l’absence de recrutement par anticipation de ces dernières années font que tous nos centres de secours et services, opérationnels ou de soutien technique et administratif sont en tension. Je pense que ce rythme, apparemment inéluctable, d’accroissement de l’activité ne sera bientôt plus soutenable.

De plus, afin de rechercher toutes les pistes possibles pour soutenir le budget du SDIS 83, je m’interroge sur l’attribution aux départements, par l’article 53 de la loi de finances pour 2005, d’une deuxième fraction dite Incendie de la Taxe Spéciale sur les Conventions d’Assurance. A ce propos, je souhaiterais connaître la part de cette TSCA, fléchée en 2014 par le ministre de l’intérieur de l’époque M. Cazeneuve comme une contribution directe de l’Etat au budget des SDIS, dans le montant de la contribution versée par le Conseil Départemental. Je ne sais pas non plus si cette taxe spéciale sur les conventions d’assurance pour sa partie incendie est entièrement reversée au budget du SDIS du Var. Cela nous permettrait d’évaluer réellement l’engagement financier du Conseil Départemental envers le SDIS 83.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, mes respectueuses salutations.

Le Président départemental,

Sébastien JANSEM

page2image35755296==> Courrier présidente du CASDIS : budget du SDIS

CASDIS et rencontre DDSIS 18 octobre 2018

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Rendez-vous obligatoire du dernier trimestre, ce CASDIS était principalement occupé par le débat d’orientation budgétaire.

Les évolutions incontournables pour 2019 et validés par le CASDIS sont :

En fonctionnement :

  • ✓ Glissement Vieillesse Technicité et Garantie Individuelle duPouvoir d’achat
  • ✓ RIFSEEP sur une année pleine
  • ✓ Reprise PPCR (évolution des grilles indiciaires)
  • ✓ Recrutement de SPP et PATS pour compenser une partie des départs en retraite et des effets induits par la baisse du temps de travail.
  • ✓  Hausse du carburant et de l’enveloppe globale des indemnités SPV

En investissement :

✓ Poursuite du gros entretien des CS
✓ Relocalisation de la Direction
✓ Construction CS Grimaud-Cogolin
✓ Lancement des études pour la relocalisation des CS Draguignan et Les Arcs
✓ Réhabilitation du CS La Seyne Nord
✓ Plan de renouvellement des véhicules
✓ Subvention au Système d’Information Unifié des SDIS Nexsis

Nous avons la satisfaction de voir enfin apparaître la prise en compte du changement de régime de travail en 12h au travers d’un recrutement engagé en ce sens. Un recrutement de 15 SPP est prévu pour 2019 auquel s’ajoute 6 retours en fin d’année 2018. Ils seront prioritairement dirigés vers les centres à forte sollicitation ayant fait le choix d’un passage en 12h.

Nous saluons nos collègues de La Seyne Nord qui verrontleurs efforts d’entretien du CS La Seyne Nord et leurabnégation valorisés par une réhabilitation des locaux actée lors de ce CASDIS.

Le faible endettement de notre établissement public lui permet de recourir à un emprunt de 1,45 M d’Euros, tout en maintenant un taux dedésendettement évoluant favorablement à -13% en 2019.

Malgré tout, l’équilibre est précaire. Le différend sur la contribution des communes au budget vient grever ce dernier de 6 M d’Euros cumulées. Les recours  administratifs obligent le SDIS à revenir sur sa méthode de calcul et à un retour à la situation comptable de 2012. Notre inquiétude est grande quant à la réaction des communes (exemple la Seyne) qui ont été à l’origine de la nouvelle répartition de 2015. Il serait catastrophique que de nouveau les contentieux et le bras de fer se ravivent avec ces communes. La piste du paiement par les EPCI semble être la clé de sortie de ce conflit.

Rencontre avec le Directeur Départemental

Dans la continuité de ce CASDIS, nous rencontrions le DirecteurDépartemental l’après-midi même.
Nous sommes revenus sur les sujets abordés ces dernières semaines.

L‘avancement en relation avec notre courrier du 5 octobre 2018

Nous obtenons l’assurance que le plan d’avancement 2017 au grade d’adjudant ira à son terme, avec près de 200 promotions en 4 ans.
Nos propositions d’examen professionnel pour la promotion au grade de sergent et l’accès au grade d’adjudant pour les SPP en situation d’inaptitude sont plus que jamais d’actualité. L’administration confirme d’ailleurs ce que nous pensions : ces derniers sont moins d’une dizaine.Enfin, il n’y a pas d’opposition à ce que les CAP concernant l’avancement des PATS se réalisent en fin d’année pour l’année suivante comme pour la CAP SPP C. Nous éviterons ainsi toute rétroactivité.

✓ Le temps de travail
L’expression des souhaits par le sondage sera bel et bien respectée par centre conformément aux règles de la majorité que nous connaissons tous en démocratie. Nous entrons en phase de concertation quant à la définition de ce régime en 134 gardes de 12H ; mais le Directeur ne souhaite d’ores et déjà pas accéder à notre demande d’utiliser les IHTS pour compenser temporairement les effectifs. En revanche, il nous demande un peu de temps afin de pouvoir reconstituer les effectifs nécessaires au passage en régime 12H (voir plus haut première étape de recrutement 2019 actée en CASDIS).

Dans l’intervalle, nous avons proposé une mobilité élargie pour le début d’année 2019, s’affranchissant des règles actuelles (minimum de 2 ans sur un poste), pour pouvoir dans un premier temps permettre aux SPP de retrouver le temps de travail souhaité, si leur choix n’est pas majoritaire dans leur centre actuel.

En marge de ces discussions nous en avons profité pour évoquer le temps de travail des personnels du CGI Est, qui ne respecterait pas, de prime abord, les obligations règlementaires notamment en termes de congés. Nous souhaitons qu’un consensus soit trouvé en attendant la réorganisation des salles opérationnelles, induites par la mise en place du système national NEXSIS.

Le RIFSEEP pour les techniciens et ingénieurs territoriaux en relation avec notre courrier du 19 septembre 2018

Nous regrettons pour l’instant une absence de réponse tant au courrier qu’à notre sollicitation directe. Nous espérons que ce ne soit pas l’agitation contentieuse de ces dernières semaines qui nous empêche de trouver des solutions pour compenser les imperfectibilités du système.

Enfin, nous avons été surpris, il faut bien l’avouer, mais tout de même satisfait de l’annonce du Directeur de proposer un détachement-intégration vers la filière SPP aux derniers opérateurs PAT du CRAU. Il s’agissait d’une de nos plus anciennes revendications. En effet, après avoir échoué à faire adopter au plan national un cadre d’emploi spécifique les concernant et après la réforme de la filière de 2012, il nous apparaissait indispensable que les SDIS s’étant engagés dans cette voie de recrutement d’opérateurs PAT en lieu et place de SPP puissent corriger l’erreur en proposant à ces agents ayant dignement servi l’établissement public, un passage vers la filière SPP. C’est chose faîte en ce qui nous concerne après 10 ans de service pour certains.
Un choix leur est proposé mais ils seront soumis aux mêmes modules de formation initiale que les nouvelles recrues. Ils ne réintègreront pas leCRAU à l’issue et seront affectés en CIS.

Nous tenons le cap depuis 2014, malgré les difficultés, les oppositions, la résignation decertains d’entre nous, les mensonges et la manipulation.

Les premiers bénéfices commencent à apparaître.

Ne lâchons pas !

#jevoteautonome #jevoteFA2018

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S’engager à vos côtés, réussir ensemble

Les Autonomes

==> Communiqué CASDIS et rencontre DDSIS 18 octobre 2018